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05 JUILLET 2021
Tags: Cloud Hybride Privé Public Hébergement infrastructure

Comment ne pas réussir sa migration vers le Cloud ?

 

Pour la plupart des entreprises, la migration vers le cloud n'est plus une question de choix mais de moment. En déplaçant les applications vers le cloud, vous pouvez améliorer la sécurité, l'accès aux données, l'évolutivité et la flexibilité informatique, ... La migration vers le cloud peut également vous faire économiser de l'argent.

Toutefois, soyez prévenu : Tous les déploiements vers le cloud ne se déroulent pas sans heurts. Les migrations prennent souvent plus de temps que prévu, ou échouent complètement, ce qui entraîne une perte de temps et des dépenses inutiles. Il n'est pas rare de découvrir, après avoir transféré une application dans le cloud, qu'elle ne fonctionne pas aussi bien que sur site.

Voici cinq causes principales d'échec de la migration vers le cloud, et ce que vous pouvez faire pour réussir.

 

Cloud Hybride : CLoud privé et cloud public

 

Commençons !

 

Absence d'un bon partenaire

La première étape est de réaliser que vous ne pouvez pas faire cela seul, surtout au début. Vous aurez besoin d'un partenaire, qu'il s'agisse d'une société de services professionnels internationale ou d'un cabinet de conseil local. C'est une décision qui doit être prise après mûre réflexion et avec un avis extérieur. Idéalement, vous disposez d'un réseau de pairs dans votre secteur d'activité et dans votre région géographique qui peut vous aider à choisir le bon consultant pour le poste.

Choisissez votre partenaire avec soin. Obtenez des références. Il vous faut un partenaire de référence, capable de vous accompagner tout au long du processus et possédant non seulement des compétences techniques, mais aussi des compétences en matière de gestion du changement.

Un bon spécialiste de la migration vers le cloud peut vous aider à identifier les meilleures applications à déplacer, à déterminer comment intégrer les systèmes existants et les services cloud, et à planifier et exécuter la migration. Un bon partenaire peut également vous aider à élaborer une stratégie hybride ou multi-cloud efficace.

 

Incapacité à s'adapter au cloud

Les applications sur site sont habituées à consommer les ressources au maximum. Le cloud est conçu pour utiliser les ressources lorsque vous en avez besoin et les restituer lorsque vous n'en avez pas besoin. Mais l'application traditionnelle n'est pas conçue avec le niveau d'autonomie et d'orchestration nécessaire pour tirer parti du cloud.

Trop de clients oublient que chaque bit qu'ils exécutent sur un nuage public est mesuré et qu'ils devront le payer. Ils laissent des applications non modifiées tourner à plein régime, consommant des cycles de calcul, et la facture arrive un mois plus tard.

 

Ne pas disposer des bonnes compétences en interne

Si vous pensez pouvoir gérer votre cloud public ou même votre cloud hybride avec les anciennes compétences et approches - cadre ITIL, processus en cascade, applications monolithiques, silos opérationnels, etc. - vous allez avoir une désagréable surprise.

Vous avez besoin de compétences pour gérer une infrastructure dynamique, des conteneurs, l'automatisation, des micros services, etc. Le problème, c'est que tout le monde en a besoin aussi ! Les nouvelles technologies vous aideront, mais il reste essentiel d'attirer, de former et de conserver des talents qualifiés.

Un modèle d'exploitation en nuage éloigne l'informatique de la gestion traditionnelle, statique et monolithique des logiciels à l'aide d'outils et de suites autonomes sur site, pour la faire évoluer vers un environnement de services hautement distribués, dynamiques, atomisés et abstraits, gérés à l'aide de multiples solutions ponctuelles souvent basées sur le nuage. L'informatique a besoin de nouvelles compétences pour gérer les plateformes en nuage elles-mêmes, mais aussi les conteneurs, le micro services, les API, les SASS, etc.

 

Ne pas faire participer les parties prenantes

Les projets nécessitent une très bonne gouvernance, ce qui exige d'impliquer toutes les personnes concernées par la transformation vers le cloud. Souvent, les projets sont pilotés par le département informatique, puis les personnes concernées sont informées une fois le projet terminé.

Cette situation est bien plus fréquente que ce que l'on veut bien admettre. Il s'agit en grande partie d'une gestion de projet de base, qui consiste à vérifier que les bonnes personnes font partie du comité directeur et à obtenir les bonnes informations. Souvent, elles ne sont invitées que lorsqu'il est trop tard.

 

Des attentes irréalistes

Le passage au cloud peut présenter de grands avantages - rapidité, souplesse, réduction des coûts, orientation stratégique, évolutivité, portée, et bien d'autres - mais il peut aussi présenter des risques légitimes. Pour tirer le maximum d'avantages d'un déploiement dans le nuage, il faut d'abord éviter l'attrait du cycle d'emballement et avoir des attentes réalistes quant à ce que vous pouvez réaliser et aux nouveaux risques potentiels.

Les dirigeants s'attendent surtout à faire des économies avec le cloud, mais ce n'est pas toujours le cas, surtout si vous commettez l'échec n° 2 de cette liste et ne réarchitectez pas votre application. Les personnes qui adoptent le cloud s'attendent souvent aussi à pouvoir faire beaucoup moins de travail dans les domaines adjacents, mais l'infrastructure cloud ne remplace que les serveurs, pas votre personnel informatique.

Ne pensez pas que vous pouvez passer au cloud et vous débarrasser de tous vos DBA, opérateurs de sécurité, ingénieurs de service desk et autres experts en logiciels. Et si vous exploitez un cloud hybride comme la grande majorité des entreprises, vous aurez toujours besoin d'un support matériel pour les actifs physiques que vous conserverez.